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« Silencieux sacrifices» le livre de Béléhégo chez Edilivre


Binkélén vous invite à découvrir “Silencieux sacrifices” le livre de Béléhégo Abdoulaye Ouattara, publié aux éditions Edilivre.

 ImageAblo se livre sous un nom d’auteur qui revient à la consonance originelle de son prénom: "Bêlê Hégo".


Le pitch
: Trois récits, discours et réflexions simples par lesquels Bêlê Hégo essaie de rompre avec de lourdes indifférences. Ivoirité en Côte d’ivoire, immigration et intégration en France sont passées en revue dans un style à la fois léger et sérieux. Il pense tout simplement que le refus tranquille de vains sacrifices d’Africains de la jeune génération pourrait commencer par là…

Nous l'avons rencontré et nous lui consacrons une page de notre site

  

BK : Salut Ablo. Comment ça va ? Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

 

Ablo : Salut les amis. Je vais bien et vous aussi j’espère. Me présenter ? Exercice compliqué, mais je vais faire simplement comme j’ai fait avec les éditions Edilivre. Je suis né à Bondoukou en Côte d’Ivoire. Je suis ingénieur diplômé de l’ENSSEIHT à Toulouse et je travaille aujourd’hui comme consultant en gestion de Systèmes d’Information. Que dire de plus? Ah! Je suis membre de l’équipe Binkélén.

 

BK : C’est déjà ça. Mais bon, je pense que la plupart de nos camarades te connaissent. Alors d’où te viens ce livre, avec un titre qui laisse plutôt pensif ? "Silencieux Sacrifices".

 

Ablo : Enfin je dirais plutôt que c’est un recueil de réflexions et témoignages sur trois sujets qui à un moment précis de mon parcours soit m’ont profondément marqué, soit avaient l’air de me suivre constamment. J’ai compris qu’à un moment donné, il fallait en parler et que les discussions et causeries que j’avais avec mes amis ne suffisaient pas pour le faire. Je me suis donc mis à écrire, a priori comme je vous parle. L’idée d’une structure est arrivée naturellement le long du flot.
Parlant d’"ivoirité", questions d’immigrés, de co-développement, … en 2004, 2005,  j’ai fini par accepter de me voir comme un spécimen bien placé pour en parler ou même qui se devait d’en parler.
En ce qui concerne le titre, je suis passé par plusieurs phases : "génération sacrifiée", "cris profonds",… Et puis finalement  je me suis dit que s’il y a un certain nombre de cris dans ce que je dis, ils ne sont pas audibles ou en tout cas pas entendus. Finalement, non-dits, tabous, indifférences, immobilisme, réflexions et ignorances ont le silence pour élément commun.
J’admets que ça laisse pensif tout ça, mais il faut aussi y voir l’effort non fanfaronnant qui finit toujours par payer.
Bref, (sourire) on reviendra sans doute à plus chaleureux une autre fois, mais j’avais besoin de commencer par là…

 

BK : En 2005, dis-tu. Ton livre était donc prêt depuis 2005. Pourquoi ne sort-il que maintenant ?

 

Ablo : C’est une bonne question. En fait comme je te disais au départ, j’écrivais plus de manière instinctive et c’est peut-être à la base pour répondre à un certain appel littéraire. Je pense que beaucoup de gens au parcours scientifique sont passés par là. Du coup dès que j’ai eu en main un tapuscrit à peu près convenable,  je n’ai pas vraiment poussé pour les recherches d’éditeurs.
 Ensuite j’ai fini par trouver le style trop direct et je voulais aiguiser ma plume pour arriver à envelopper et mettre ce contenu dans un genre classique… Idée sur laquelle je suis revenu plus tard. Tant qu’à avoir des choses à dire autant qu’elles soit directes sans attendre d’être écrivain qui sache biaiser.
Puis la situation de ni paix, ni guerre en Côte d’Ivoire avait fini par me tenir en haleine et même contredire mon pessimisme manifeste. La date des élections maintes fois reportées était devenue le repère fuyant, cette sorte de mirage qui faisait mettre en suspens autant de projets. Je pensais donc que fin 2010 serait l’occasion de rire de mes peurs d’avant. L’"ivoirité", nous en aurions discuté mais dans une ambiance plutôt joviale. Mais bon, voilà j’ai mal d’avoir eu raison. Et donc de continuer d’attendre me met forcément dans une auto-contradiction.
 Je suis en plein dedans et  c’est autant de choses à sortir et dont il faut se sortir pour avancer…

BK : Que de tractations subjectives si je peux dire. C’est vrai que "après élections présidentielles en Côte d’Ivoire" est plutôt un repère inhibant... Bon,  maintenant que le doc est publié quelle est ta  stratégie de com ?

 

Ablo : Pas mal d’hésitations et de considérations en effet. De négligences aussi. Bon, il n’y a pas de stratégie en tant que tel, mais je tiens à passer autant que possible par l’association Binkélén.

Du coup, je voudrais que les achats des premiers livres au format papier se fassent en passant par les membres de l’équipe Binkélén  ou moi-même et non le site de l’éditeur. En effet, nous avons quelques cinquante exemplaires dont les bénéfices seront directement reversés à la plateforme de projets Ivoir’Elit de Binkélén. Ceci est surtout valable pour les personnes qui habitent l’Île-de-France et que je peux rencontrer facilement.

Ensuite, le livre sera disponible sur La Boutique BK (Rubrique "Bon Plans BK => La Boutique").

Pour ceux qui préfèreront le format électronique à acheter sur le site de l’éditeur, ou qui l’obtiendront autrement (sourire), je leur serai gré de faire un don de l’ordre de sept euros ou plus à la plateforme de projets Ivoir’Elit de Binkélén. Je leur enverrai volontiers un mail de dédicace (sourire).

Je profiterai également des rencontres Binkélén (Réseaux et Compétences, Afterworks,…) pour faire des dédicaces. Les inscrits des newsletters Binkélén auront donc l’info au bon moment.

Après, on verra bien pour les réseaux sociaux ou un site dédié.

 

BK : Merci Ablo ! Je signale à nos amis que parfois tu vends ton livre en "bri" (avec contrainte en "nouchi"  que tu désigne par LFI (langage familier ivoirien) dans tes textes) à l’idée que tous les " monnaie-monnaie" (LFI) vont être reversés aux projets Ivoir’Elit . J’en ai déjà fait l’expérience du reste, croustillante (Sourire).

Félicitations ! C’est du grand Ablo.

 

Ablo : Merci man ! Place au débat sur le forum de notre site alors.  @+

 

 BK : On maintient !

En attendant de vous procurer votre exemplaire, vous pouvez lire un extrait de "silencieux sacrifices" ici. 

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